Comment faire face à l’accumulation compulsive ?

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L’accumulation compulsive est reconnue comme étant une maladie mentale d’après le Manuel Diagnostic et Statistique des Troubles Mentaux ou DSM 5. Elle serait reliée à un dérèglement d’un comportement humain fondamental. Il arrive que l’accumulateur compulsif ne se rende pas compte de sa « maladie », c’est souvent à son entourage de faire le premier pas. Il est alors nécessaire de faire le point sur les caractéristiques et les traitements de ce trouble. Zoom sur tout ce qu’il y a à savoir sur le sujet.

L’accumulation compulsive : définition et effets

L’accumulation compulsive ou TAC est un trouble psychologique qui implique d’accumuler de manière exagérée et excessive des objets quelconques. La personne atteinte de ce trouble les rassemble sans penser à s’en servir. Ainsi, ces derniers s’amoncellent sans forcément avoir une valeur émotionnelle ou une valeur financière particulière. L’accumulateur peut même ne pas se rendre compte des dangers que certains objets peuvent impliquer. Pour son entourage, ses objets paraissent souvent sans intérêt et sont juste encombrants. Il arrive alors que les personnes atteintes de ce trouble aient une vie sociale assez compliquée. D’ordinaire, les premiers symptômes apparaissent aux environs de la préadolescence pour s’accentuer avec l’âge. Les cas les plus extrêmes de TAC peuvent être à l’origine d’incendies, d’infections domestiques ou encore de blessures graves reliées à l’amoncellement des objets. Le syndrome dépressif, la phobie sociale et le trouble obsessionnel compulsif sont généralement associés au trouble d’accumulation compulsif.

La thérapie cognitivo-comportementale

Il s’agit d’un traitement qui aidera beaucoup l’accumulateur à gérer son trouble. La thérapie peut durer plusieurs mois. Le but est d’aider le patient à se défaire du mal-être duquel il souffre en pensant se débarrasser des objets qu’il accumule. Avec l’aide du patient, le psychothérapeute va dresser une liste dans le but d’instaurer une hiérarchie de l’encombrement. Ainsi, il sera possible de connaître les objets auxquels le patient attache plus d’importance. Ceux qui seront au bas de la liste seront les premiers à être jetés. Malgré cette hiérarchisation, le fait de devoir jeter « ses » objets peut conduire le patient sur le chemin de la dépression. Il est alors très important qu’il soit acteur de sa propre thérapie ou en d’autres termes, qu’il soit convaincu de l’importance du suivi psychologique. Le plus souvent, cette psychothérapie est accompagnée de traitements médicamenteux. Il existe des sites en lignes qui permettent de contacter un  psy à Watermael-Boitsfort.

L’attitude des proches

Il est normal que les proches soient stupéfaits devant un tel trouble. En effet, quand ils essaieront de se débarrasser des objets accumulés, l’accumulateur peut développer une certaine forme d’agressivité. Il faudrait alors prendre conscience de l’importance que ces objets ont pour lui. Le brusquer en le forçant à les jeter ne ferait que le faire se replier sur lui-même. Il faudrait donc agir avec petit à petit et avec adresse. Cela pourrait aider de le sensibiliser à comprendre que la notion du « j’en aurais sans doute besoin plus tard » n’a pas lieu d’être. Il peut, par exemple, être très efficace de lui expliquer qu’il pourra s’en procurer à nouveau le jour où il en aura vraiment besoin. Quoi qu’il en soit, il ne faudrait pas le laisser seul et livré à son propre problème. Sur le long terme, il sera plus compliqué pour lui de prendre soin de lui-même et il risque de se blesser.

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